Ce blog : une envie de partager entre autres choses, mes voyages, et l’agacement causé par le « mal parler » actuel et chercher à comprendre pourquoi la langue française est ainsi déformée. Suis intéressée par le langage, l’écriture, la grammaire, les jeux de mots. Suis agacée par « les liaisons oubliées » Plus personne, ou presque, n’ose faire de liaisons, comme si c’était dangereux…
Voilà, un peu de retard, pour l'expression de la semaine, j'essaierai de me faire pardonner..
Tourner en eau de boudin
Cette expression apparue à la fin du XIIème siècle a des origines très controversées ; en tout cas elle veut dire "échouer".
La première hypothèse consiste à dire que l'eau de boudin serait celle dans laquelle on nettoie les boyaux, avant la fabrication des boudins.
Il s'agirait donc d'une eau sale, par extension inutilisable, et situation vouée à l'échec.
La seconde origine proposée est une déformation de "s'en aller en aunes de boudins"...
où l'aune est une unité de longeur. Ici on comparerait un contexte peu favorable à la mort du porc, transformé en charcuterie.
Par la suite d'autres linguistes ont dit qu'il pourrait s'agir d'une déformation de "s'en aller en os de boudin".. Le boudin n'ayant pas d'os, l'expression signifierait que l'on va vers quelque chose qui n'existe pas ou qui va échouer. (c'est ma préférée).
Puis, l'explication, la plus probable, (paraît-il) tient plus certainement au sens qu'avait le mot "eau" au XVIe siècle, à savoir, "excrétions liquides". Quant au "boudin", il désignait le sexe masculin, et son radical "bod" servait à qualifier le ventre, le nombril. (désolée de cette tristounette comparaison...)
L'expression serait alors "partir en eau de ventre", autrement dit en colique, concordant avec son sens de "échouer, être dans une situation peu râgoutante et peu favorable".
(moi je n'aime pas du tout ces explications, et vous ?)
Juste pour le plaisir : vue de ce matin, jardin gelé, petites chaises en attente..
