Ce blog : une envie de partager entre autres choses, mes voyages, et l’agacement causé par le « mal parler » actuel et chercher à comprendre pourquoi la langue française est ainsi déformée. Suis intéressée par le langage, l’écriture, la grammaire, les jeux de mots. Suis agacée par « les liaisons oubliées » Plus personne, ou presque, n’ose faire de liaisons, comme si c’était dangereux…
Avoir un nom à coucher dehors !

Cette expression provient d'une époque où, lorsqu'une personne était perdue et devait demander le gîte à des inconnus, il valait mieux pour elle, qu'elle ait un nom à résonance "chrétienne" pour qu'on accepte de l'accueillir pour la nuit.
Il en était de même dans les auberges où un nom bien bourgeois ouvrait grandes leurs portes et donnait plus de chances d'obtenir une chambre.

Ainsi, les autres allaient devoir dormir dehors.

Aujourd'hui le sens est différent puisqu'il s'agit simplement d'avoir un nom compliqué à prononcer ou à retenir, mais l'expression conserve toujours une valeur un peu négative.
L'armée napoléonienne serait une autre origine possible :
Elle était composée de nombreux soldats recrutés à l'étranger et lors des stationnements dans les villes, les habitants étaient tenus d'héberger les officiers titulaires d'un billet de logement.
Certains avaient des noms de consonance étrangère, et ils pouvaient passer pour des ennemis :
on disait alors qu'ils avaient des "noms à coucher dehors avec un billet de logement"..
L'expression fut raccourcie à "avoir un nom à coucher dehors".. et n'est plus très employée il faut bien le reconnaître.
(consonance ne prenant qu'un n, après multes vérifications, je remercie B.D. qui m'a fait progresser.)