Ce blog : une envie de partager entre autres choses, mes voyages, et l’agacement causé par le « mal parler » actuel et chercher à comprendre pourquoi la langue française est ainsi déformée. Suis intéressée par le langage, l’écriture, la grammaire, les jeux de mots. Suis agacée par « les liaisons oubliées » Plus personne, ou presque, n’ose faire de liaisons, comme si c’était dangereux…
David Servan-Schreiber, vient de succomber à 50 ans d'une récidive du cancer au cerveau contre lequel il luttait depuis près de vingt ans.
J'ai de la peine !
Nous perdons un homme d'une humanité et d'un courage exceptionnels, qui s'est battu contre la maladie, et a partagé le fruit de ses recherches sur les méthodes naturelles de soins, qui peuvent être complémentaires aux médecines traditionnelles.
Médecin et spécialiste des neurosciences cognitives, il a voulu utiliser ses connaissances scientifiques pour lutter naturellement contre la maladie. Il avait cependant d'abord subi les traitements de chimiothérapie et radiothérapie.
Au centre de son programme, l'importance d'une nutrition saine, de sport et de méditation. Il décrit les changements de style de vie qui peuvent contribuer à prévenir la maladie ou suppléer aux traitements conventionnels pour ralentir son évolution et participer à la guérison.
Ses livres qui ne font que partager ces informations, ont défrayé la chronique, et si Guérir fait sourire et suscite scepticisme et hostilité chez les psychiatres, Anticancer provoque une polémique plus houleuse, car on le soupçonne de dénier toute efficacité aux traitements anticancéreux chimiques tels la chimiothérapie.
Ce qui n'est pas le cas. Ils n'ont pas voulu comprendre.
Dans plusieurs pays ces méthodes sont appliquées en complément des soins traditionnels du cancer.
Mais la France évolue plus lentement, alors que chimiothérapie et radiothérapie sont des soins d'une grande violence pour le corps, même si on en reconnait l'efficacité.
Plusieurs années après ces traitements, il faut encore penser à "nettoyer" ses organes.
Son dernier ouvrage, On peut se dire au revoir plusieurs fois (48 000 ex. depuis sa parution début juin), réaffirmait la validité de ses principes pour une lutte naturelle contre le cancer tout en faisant état de sa rechute et de la possibilité de sa fin.
Il estimait que sa disparition ne changerait rien à la valeur de ses idées:
"Je ne suis pas une expérience scientifique à moi tout seul, je suis un cas clinique parmi d'autres".
Comme pour Bernard Giradeau, je me sens en deuil et je partage avec vous.